1000 km de Barcelone (SP)
"Sortez trompette et cotillons, le championnat Le Mans Series reprend". Oui, je veux bien faire la fête car ce championnat en pleine mutation cette année se promet d'être un excellent crû.
Pas difficile me direz-vous après une domination outrancière de Peugeot ! Certes, mais la faute à qui en fait ? Au constructeur qui a exploité un réglement dévolu à sa faveur, il est vrai, ou à ceux qui l'ont "pondu" ? On ne va pas refaire le monde, tournons la page et regardons ce qui arrive...
La première grande nouvelle est que Peugeot ne sera plus seul. Finies les "promenades dominicales" et place au combat. Loin de se défiler, le constructeur aura eu un an pour s'adapter, s'aguérir à la technique du combat direct et d'attendre de pied ferme son principal challenger : Audi !
Après un round d'observation au Mans, un à Sebring (USA), nos deux protagonistes vont enfin s'affronter pour le meilleur et pour le pire. Chronologiquement parlant et de par sa spéciificté, les 24 Heures du Mans sont d'un autre univers. Quant aux récentes 12 H de Sebring... l'affaire paraît bien mal embarquée pour l'un et l'autre puisque battus par un outsider de catégorie inférieure. Ce qui se fait chez Sam, ne se fait pas chez Léon ! Et du coup les pronostics vont à la logique de groupe qui veut qu'une LMP1 gagne, qu'une LMP2 soit derrière mais devant une LMGT1 qui elle-même est devant une LMGT2 et ainsi de suite.
Les championnats européens, toutes disciplines confondues, sont basés sur un sytème féodal où les castes sont hiérarchisées à outrance et si le "petit" l'emporte, il y a crime de lèse-majesté. Au secours, le Roi est mort !
Nous verrons bien ce dimanche si justement, le "Roi Lion" est mort. Championne en titre, la Peugeot 908 HDI est sans conteste un excellent proto et de remettre son titre en jeu et de monter en piste avec les mêmes équipages qu'en 2007 : Gené / Minassian sur la 7; Lamy / Sarrazin sur la 8.
Pas vraiment différente de l'an dernier, mais revue quand même, la 908 a la faveur. Il faudra attendre ce samedi pour voir où en est Audi. Il y aura bien 3 séances d'essais libres, mais il serait étonnant de voir les R10 TDi allumer son rival. Rounds d'observation certes, mais les choses seront bien plus sérieuses samedi en début d'après-midi lors de la qualif. Deux contre deux, le match semble équilibré.
L'est-il tout autant par rapport aux protos "essence" ? Vu le "spectacle" offert l'an dernier, les organisateurs ont quelque peu revus leur copie. Est-ce assez car en donnant un peu de puissance à ces dernières, ils retiraient du poids au "mazout". On en reparlera.
Premier challenger : Larousse. Ah ce Gérard ! Un passioné à la gueulante réaliste qui vit à fond. Il s'est fait une raison, mais a continué à développer son "bébé". Après avoir fait ses premières dents, voilà la Pescarolo-Judd plus affûtée que jamais. Deux voitures rouleront sous son égide avec les duos Bouillon / Collard et Primat / Tinseau. Entre-temps, Pesca s'est fait un nom comme constructeur et de voir son proto également au sein du team français Saulnier Racing (#4) avec Nicolet / Faggionato / Hein, mais aussi de prendre la direction de l'Angleterre et de se retrouver au sein du Rollcenter Racing. Le proto #18 sera confié ce week-end au Portugais Joào Barbosa ainsi qu'à... Vanina Ickx ! La Belge revient en quelque sorte à ses amours après deux saisons de DTM aussi enrichissantes que frustrantes. Un retour qui se fait également dans une structure qui l'avait déjà accueillie en son temps dans ce championnat. Il était alors plus "confidentiel".
Il faudra suivre également les prestations des "nouveaux". Oreca est la première structure à suivre. Se basant sur la Courage LC70, en fait le rachat, ce premier proto est profondément différent de celle-ci. Les test s'étant relativement bien déroulés, il ne serait pas étonnant de le voir jouer directement dans le top 5. Ses deux équipages ont de la trempe et du savoir-faire : Ayari / Orteli d'un côté et Lapierre / Panis de l'autre !
Deux autres protos seront à surveiller : l'Epsilon Euskadi-Judd qui est un proto fermé comme l'est la Peugeot et donc déjà dans la lignée des futurs réglementations et la Lola Aston Martin du Charouz Racing System. Ce dernier d'origine tchèque sera peut-être bien la "grosse" surprise de ce premier week-end car il se murmure que le V12 britanique est très puissant.
Voilà pour un premier "jet" car le LMP2 et le GT méritent que l'on s'y attarde aussi.
alias "M.D."
"Sortez trompette et cotillons, le championnat Le Mans Series reprend". Oui, je veux bien faire la fête car ce championnat en pleine mutation cette année se promet d'être un excellent crû.
Pas difficile me direz-vous après une domination outrancière de Peugeot ! Certes, mais la faute à qui en fait ? Au constructeur qui a exploité un réglement dévolu à sa faveur, il est vrai, ou à ceux qui l'ont "pondu" ? On ne va pas refaire le monde, tournons la page et regardons ce qui arrive...
La première grande nouvelle est que Peugeot ne sera plus seul. Finies les "promenades dominicales" et place au combat. Loin de se défiler, le constructeur aura eu un an pour s'adapter, s'aguérir à la technique du combat direct et d'attendre de pied ferme son principal challenger : Audi !
Après un round d'observation au Mans, un à Sebring (USA), nos deux protagonistes vont enfin s'affronter pour le meilleur et pour le pire. Chronologiquement parlant et de par sa spéciificté, les 24 Heures du Mans sont d'un autre univers. Quant aux récentes 12 H de Sebring... l'affaire paraît bien mal embarquée pour l'un et l'autre puisque battus par un outsider de catégorie inférieure. Ce qui se fait chez Sam, ne se fait pas chez Léon ! Et du coup les pronostics vont à la logique de groupe qui veut qu'une LMP1 gagne, qu'une LMP2 soit derrière mais devant une LMGT1 qui elle-même est devant une LMGT2 et ainsi de suite.
Les championnats européens, toutes disciplines confondues, sont basés sur un sytème féodal où les castes sont hiérarchisées à outrance et si le "petit" l'emporte, il y a crime de lèse-majesté. Au secours, le Roi est mort !
Nous verrons bien ce dimanche si justement, le "Roi Lion" est mort. Championne en titre, la Peugeot 908 HDI est sans conteste un excellent proto et de remettre son titre en jeu et de monter en piste avec les mêmes équipages qu'en 2007 : Gené / Minassian sur la 7; Lamy / Sarrazin sur la 8.
Pas vraiment différente de l'an dernier, mais revue quand même, la 908 a la faveur. Il faudra attendre ce samedi pour voir où en est Audi. Il y aura bien 3 séances d'essais libres, mais il serait étonnant de voir les R10 TDi allumer son rival. Rounds d'observation certes, mais les choses seront bien plus sérieuses samedi en début d'après-midi lors de la qualif. Deux contre deux, le match semble équilibré.
L'est-il tout autant par rapport aux protos "essence" ? Vu le "spectacle" offert l'an dernier, les organisateurs ont quelque peu revus leur copie. Est-ce assez car en donnant un peu de puissance à ces dernières, ils retiraient du poids au "mazout". On en reparlera.
Premier challenger : Larousse. Ah ce Gérard ! Un passioné à la gueulante réaliste qui vit à fond. Il s'est fait une raison, mais a continué à développer son "bébé". Après avoir fait ses premières dents, voilà la Pescarolo-Judd plus affûtée que jamais. Deux voitures rouleront sous son égide avec les duos Bouillon / Collard et Primat / Tinseau. Entre-temps, Pesca s'est fait un nom comme constructeur et de voir son proto également au sein du team français Saulnier Racing (#4) avec Nicolet / Faggionato / Hein, mais aussi de prendre la direction de l'Angleterre et de se retrouver au sein du Rollcenter Racing. Le proto #18 sera confié ce week-end au Portugais Joào Barbosa ainsi qu'à... Vanina Ickx ! La Belge revient en quelque sorte à ses amours après deux saisons de DTM aussi enrichissantes que frustrantes. Un retour qui se fait également dans une structure qui l'avait déjà accueillie en son temps dans ce championnat. Il était alors plus "confidentiel".
Il faudra suivre également les prestations des "nouveaux". Oreca est la première structure à suivre. Se basant sur la Courage LC70, en fait le rachat, ce premier proto est profondément différent de celle-ci. Les test s'étant relativement bien déroulés, il ne serait pas étonnant de le voir jouer directement dans le top 5. Ses deux équipages ont de la trempe et du savoir-faire : Ayari / Orteli d'un côté et Lapierre / Panis de l'autre !
Deux autres protos seront à surveiller : l'Epsilon Euskadi-Judd qui est un proto fermé comme l'est la Peugeot et donc déjà dans la lignée des futurs réglementations et la Lola Aston Martin du Charouz Racing System. Ce dernier d'origine tchèque sera peut-être bien la "grosse" surprise de ce premier week-end car il se murmure que le V12 britanique est très puissant.
Voilà pour un premier "jet" car le LMP2 et le GT méritent que l'on s'y attarde aussi.
alias "M.D."
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