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Quel début de saison ! Les frileux regretteront longtemps d'être resté au lit en ce dimanche qui devait, il est vrai, être un jour comme un autre... Sauf que Dame Météo s'en est mêlée !

Et pourtant... Tout semblait plus simple du côté de Clavier (province de Liège) puisque les routes étaient à 7 h du matin, bien moins enneigées que celles de l'Est du Royaume. C'était sans compter le vent, les chutes de neige et la nature de déposer un manteau blanc qui ne gardera son faste immaculé que dans les champs car, avec un retard logique au niveau de l'épreuve, les concurrents allaient jouer les balayeurs communaux et de nous offrir un spectacle danstesque, hubuesque qui le temps de la première boucle va ravir specteurs et pilotes !

Pour bien situer le contexte, l'organisateur avait eu la bonne idée d'envoyer les Historic's en premier. Comme la majorité sont encore des propulsions... ce fût un bonheur que de les voir très souvent en travers, même en ligne droite. Sous la neige, persiste une fine couche de glace qui va mettre la zizanie et calmer les ardeurs de bien des acteurs. Par sécurité, et à 50 m des principales épingles, le staff avait élaboré des chicanes avec des ballôts de paille. Très bonne décision, mais qui va être l'origine d'une farce dans la 1e spéciale. Arrivant à grande vitesse dessus, les pilotes lèvent le pied et de s'engager dans la zone. Sauf que beaucoup n'avait pas prévu les pneus neiges et de tirer tout droit. Entre le ballot, le poteau en bêton et de passer outre de l'obstacle, le choix était cornélien. Si le principe était effectivement de s'y engager, quand les ténors sont arrivés, les glissades et trajectoires aléatoires furent de mises. Tant et si bien que le simple ruban a volé en éclat et de confondre route du road book et celle d'une trajectoire imaginaire mais bien facile en coupant le tout.

La Direction de course avait prévenu et a sanctionné pas moins de 25 équipages, soit un peu moins du tiers du plateau, par une pénalité de 20 s !

Logique dans le sens où ce fut vraiment un avantage; illogique à partir du moment où les commissaires devront déplacer les ballots afin de rendre la chicane plus fluide. On remarquera d'ailleurs après cette intervention... policière, s'il vous plaît, les voitures ralentiront, mais passeront à une allure bien supérieure aux premiers qui l'on franchit normalement. Bref, une franche rigolade et grand moments de plaisirs dans la foule.

Les conditions météos auront donc redistribués les cartes car si tous voyaient déjà en Dominique Jullien, le vainqueur de cette première édition, il fallait d'abord en survivre. Le spectacle fut donc total et ce sont les "gros coeurs" qui ont donné de la voix. Dans le genre, on ne peut les citer tous, mais Jullien était vraiment au faîte de son art au volant de sa Mitshubishi Lancer. Leader sans discussion et opposition, même si Grandorge (Subaru) a fait illusaion un petit moment, il déchantera lors de la  spéciale de Terwagne. Etape show, sa particularité était d'avoir un gué. Anodin, il sera pourtant l'enfer de nombreux pilotes. D'abord le freinage pour y parvenir était verglacé et il y a eu pas mal de touchettes avec le talus, le poteau et même une collision. Impliqué bien malgré lui, Jullien y perdra la course dans la 2 boucle après que l'eau se soit infiltré dans le moteur de la Mitsu. Après 10 minutes d'efforts, impossible de redémarrer la Lancer et de renoncer définitivement : moteur noyé.

hebergeur d'image

La route est désormais libre pour Graindorge qui hérite du commandement, même si il a été très longtemps menacé par Xavier Baugnet et sa Peugeot 208 R2. Celui-ci ne pourra que se dire que la sagesse dans la 1e spéciale, perdant alors 2 minutes sur le futur vainqueur, à été un bien pour un mal. En tout cas, il aura été l'un des grands animateurs de cette épreuve avec des temps canons qui, à la régulière l'aurait mis en opposition direct avec le pilote Subaru et de terminer du coup au pied du podium !

hebergeur d'image

Que dire alors de la prestation de David Schmetz si ce n'est que ce fut royal jusqu'à deux spéciale de l'arrivée. Le nouveau constitué Scmetz / Pirotte n'est pas vraiment à leur coup d'essais, mais ils se sont liés pour la saison. Toujours aux avant-postes, l'équipage de la Renault Clio R.S. n'était cependant pas exempt de petites fautes et de surtout de problème d'interphones dans la 1e boucle. Est-ce pour cela qu'ils ont été à la touchette à l'entrée du gué ? Sur le moment et à cet endroit, en tant qu'observateur, on se demandait même si le copilote avait la main dessus car on sait que Schmetz est un rapide, mais aussi qu'il roule en force. Bien équipé de ses pneus neige, il a cependant bien géré les évènements et de mener l'épreuve avant que Graindorge, dans un sursaut d'orgueil, ne vienne les coiffer avec 26 s de bonis. Mais 2e du général et vainqueur en classe 10 pour la première sortie d'avec la nouvelle auto... Ils auraient signés des deux mains si on leur avait dit ça avant l'épreuve.

hebergeur d'image

Cette très belle 2e place aurait pu être convoitée par d'autres et le premier d'entre eux n'est autre que Beaufort. Si sa Clio eut été bien équipée en pneus, il aurait joué lui aussi la gagne.

Une chose est sûre, les absents ont eu tort, les présents ont été vaillants !

Classement final (42 classés - source Ecurie Les Volants)

Pos

N° 

Equipage

Véhicule 

 

Cl 

 

Ecart 1e

Ecart pré

1 4 Graindorge D / Govaerts S Subaru Impreza Sti 4 1 14 1    
2 11 Schmetz D / Pirotte C Renault Clio R.S. 3 1 10 1 +26 +26
3 21 Beaufort R / Brouir M-L Renault Clio Ragnotti 2 2 6 1 +1:20 +54
4 8 Baugnet X / Goffin A Peugeot 208 R2  4 2 12 1 +1:50 +30
5 49 Fabry P / Brusseel K Peugeot 206  3 3 9 1 +3:11 +1:21
6 30 Gilain T / Gilain C Ford Fiesta R2  4 3 12 2 +3:16 +5
7 25 Colignon J-F / Bourguignon P Citroen C2 R2 Max  3 4 9 2 +3:54 +38
8 60 Grosjean G / White S Peugeot 205  2 5 5 1 +3:58 +4
9 16 Boelens S / Godinas G Renault Clio R.S. 3 6 10 2 +4:17 +19
10 75 Blerot N / Henkinet C Peugeot 106  2 7 4 1 +4:56 +39
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