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Il fut un temps où les écarts entre les prétendants à la victoire se chiffraient à la seconde ou à moins de la dizaine de seconde. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas et l'on peut franchement dire que le WRC est malade et qu'il serait grandement temps de reprendre les choses en mains de manière drastique et efficace.

Il y a péril en la demeure !

Ford, Citroën, Subaru : trois usines, six pilotes, mais trois sont "payants" ! Comment ne pas râler et s'offusquer de la situation de certains pilotes qui courent bien plus après de l'argent que sur les spéciales du championnat du monde. Que ce soit Duval, Galli ou d'autres, il est inconcevable de comprendre pourquoi ces talents se doivent de délier la bourse pour "travailler". Car c'est quand même de cela aussi qu'il s'agit. A partir du moment où l'on est pilote d'usine, l'employeur devrait verser le salaire et non de dire à l'employé de trouver lui-même !

La situation d'aujourd'hui n'est que le cumul de pratiques commerciales où le profit compte bien plus que le reste. Des pilotes de la trempe de Sordo, Atkinson, Hirvonen réussissent et c'est tant mieux pour eux, mais même si ils vous sourient, quel prix payent-ils pour en "vivre". Ils ne vous le diront pas. Ils n'oseront pas ! Duval a été puni pour avoir "briser directement ou indirectement" cet état de fait. Il a servi d'exemple.

Cette différence de statut est encore plus flagrante dès que l'on atteint les écuries privées. Non seulement, le matériel n'est plus du tout égal, et il suffit de regarder les perfs de la Citroën Xsara cette année qui ne suit l'usine qu'à distance respectable alors qu'il y a à peine six mois, elle faisait jeu égal avec la Ford et la Subaru, si pas mieux. Mais la différence chronométrique est telle qu'il y a les usines et les… autres. Les autres qui sont à près de 30, 40 secondes voire plus… par spéciale ! Regardez les chronos de la deuxième spéciale de ce rallye du Portugal ! Que de pognons claqués pour faire de la figuration ! Et le spectateur n'a plus qu'à désigner le vainqueur entre les trois pilotes "usine".

On est arriver à la même situation qu'en F1 : le vainqueur potentiellement logique est connu avant le départ, le titre est joué dès la 2e ou 3e épreuve et les écarts font comprendre que l'on n'est pas du même monde. Le pire, c'est que cette mentalité atteint les championnats nationaux et même les médias qui, tout en connaissant la situation, la cautionne de par leur silence de peur de ne pas avoir leur accréditation ou de perdre la pub de leur annonceur !

Pas du même monde, ai-je écrit ci-dessus… Oui, mais un monde qui tourne toujours. Quel contraste !

           alias "M.D."

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Tag(s) : • Editorial