Dans le créneau des coupés Grand Tourisme, la Bentley Continental GT fait figure de référence. Elle
date pourtant de 2003. Comme le temps passe. Pourtant celui-ci n'a aucune prise sur elle et aujourd'hui encore, elle est la star du segment.![]() Une star qui ne se néglige pas et qui entretient sa forme et ses formes. Parlons-en car ici, le design fait vraiment fonction. Si de profil, la différence d'avec la GT est minime alors que les ailes arrière sont 25 mm plus larges (par côté), il n'en est rien pour la face qui reçoit un tout nouveau bouclier. Les concepteurs de Bentley ont répondu aux contraintes que demandent l'augmentation de débit d'air du circuit de refroidissement et des échangeurs thermiques du double turbo, plus de puissance et de couple, par un style spectaculaire et imposant qui se caractérise par des entrées d’air verticales plus grandes et des aérations doubles sur le capot. Il faut bien cela pour "alimenter" le W12 de 6 litres. Sa puissance culmine maintenant à 463 kW (621 ch) et son couple à 800 Nm ! Des données impressionnantes certes, mais de peu supérieures à celle de la Speed apparue à Francfort en 2007. Cette dernière revendiquait 448 kW (610 ch) et 750 Nm. De quoi laisser dubitatif. Pour compléter la fonction, signalons aussi deux nouvelles aérations situées sur le capot qui extraient l'air chaud du compartiment du moteur. Pourtant, Bentley n'est pas du genre à faire de l'intox. Cette Supersport, terme utilisé souvent dans la fin des
années 20 par ses concurrentes (Aston Martin notamment), est bel et bien la plus rapide des Bentley jamais proposée et bat la Speed de 3 km/h avec un relevé à 329 km/h. Pour garantir un
équilibre aérodyna- mique optimal à ces vitesses, la Supersports est équipée d’un becquet automatique reprofilé qui se déploie à 80 km/h. Une sacrée performance pour un coupé de 2.240 kg.
Car c'est là qu'il faut vraiment y voir les bienfaits de ce W12 adapté au biocarburant E85. Les accélérations sont à l'avenant et creuse le fossé. La Speed, pourtant proche, ne tient pas
le rythme. C'est tout aussi simple. Le 0 à 100 km/h s'effectue en 3,9 secondes soit 6 dixièmes de mieux; le 0 à 160 en 8,9 soit 1,4 seconde plus rapide. Le secret s'explique, en partie,
par le montage de freins en céramique carbone Bentley, les plus grands et puissants jamais installés sur une voiture de série. Les disques légers de grand diamètre (420 mm à l’avant, 356
mm à l’arrière) et les étriers à huit pistons offrent des performances de freinage et une résistance à l’usure avec une déformation minimale des disques soumis à une charge thermique
élevée. De plus 20 kg ont été gagnés dans cette "opération".![]() Car il en est une autre bien plus visible: la suppression des sièges arrière. Étonnant, la Supersport est une deux places ! Ce n'est pas un prétexte pour "négliger" l'habitacle et
dès l'ouverture de la porte, on sait que c'est une Bentley. Le cuir est omniprésent (deux finitions combinées), mais il se marie de nouveaux matériaux pour la marque. Si l'alcantara
colonise la garniture interne du toit, l’habitable arrière et les panneaux centraux des sièges, c'est surtout la fibre de carbone qui fait une entrée remarquée. Elle remplace les
boiseries de la planche de bord et de la console centrale alors que les nouveaux sièges avant sport légers sont dotés d’une coquille arrière en fibre de carbone. Les sièges arrière sont
remplacés par une zone de rangement dotée d’une barre de maintien des bagages en ce même matériau. Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves et c'est ainsi que le gain de
poids final s'élève à 110 kg. Une cure qui maintenant explique bien les chronos de cette Supersport.M. Ulrich Eichhorn, membre du directoire responsable de l’ingénierie : « La Supersports a vu le jour grâce à la passion et l'enthousiasme d’un petit nombre de concepteurs et d’ingénieurs. Leur objectif était simple : créer un véhicule de qualité débordant d’adrénaline et de puissance, dont les lignes épouseraient la fonction. » Confirmation, la Continental Supersport en est l'expression réelle ! |
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Car il en est une autre bien plus visible: la suppression des sièges arrière. Étonnant, la Supersport est une deux places ! Ce n'est pas un prétexte pour "négliger" l'habitacle et
dès l'ouverture de la porte, on sait que c'est une Bentley. Le cuir est omniprésent (deux finitions combinées), mais il se marie de nouveaux matériaux pour la marque. Si l'alcantara
colonise la garniture interne du toit, l’habitable arrière et les panneaux centraux des sièges, c'est surtout la fibre de carbone qui fait une
entrée remarquée. Elle remplace les
boiseries de la planche de bord et de la console centrale alors que les nouveaux sièges avant sport légers sont dotés d’une coquille arrière en fibre de carbone. Les sièges arrière sont
remplacés par une zone de rangement dotée d’une barre de maintien des bagages en ce même matériau. Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves et c'est ainsi que le gain de
poids final s'élève à 110 kg. Une cure qui maintenant explique bien les chronos de cette Supersport.