![]() Difficile de vouloir garder ses acquis et de l'améliorer sans en changer le nom. Berlingo, nom d'une petite pochette de liquide, est aussi celui d'un succès confirmé, celui de la Citroën. Née en 1996 dans sa première mouture suite au détournement de sa vocation d'utilitaire, restylé en 2002, le Berlingo a trouvé sa place dans le monde des "ludospaces". Mais le monde évolue et Citroën a donc revu sa copie en mai de cette année. C'est bien plus qu'une copie qui m'a été donné de tester. Même si il en garde le look, même si le langage populaire lui colle le même nom et ce malgré le travail du service marketing de vouloir le nommé Nouveau Berlingo, il faut bien avouer qu'il n'a plus grand chose à voir. Certes, l'esprit reste, mais le fondement même est très différent. On oublie le châssis, déjà performant, de la génération 1 car celui-ci est désormais celui du C4 Picasso et ce avec les trains roulants ad hock. Une provenance qui confère à ce Berlingo la taille XL et une tenue de berline. Étonnant ! Généreux Le Berlingo 2008 a bien grandi. Il apporte non seulement de la polyvalence, mais aussi du confort. Ses nouvelles dimensions parlent d'elles-même. Par rapport à l'"ancien", qui est toujours commercialisé sous le nom de Berlingo First", il s'allonge de 24 cm pour atteindre les 4,38 m. Le rapport largeur/hauteur est de 1/1 puisque les cotes sont identiques à 1,81 m. C'est cependant 8 cm de plus en largeur, la hauteur n'a pas varié. Combiné avec un gain de 3,5 cm pour l'empattement, il se positionne comme la référence sur le segment des ludospaces. Il offre un volume de bagage important avec 675 litres sous tablette (51 de mieux que le "First", 1.350 jusqu'au pavillon et même 3.000 litres lors de la dépose des sièges arrière ! Il porte bien son nomMultispace, le nom n'est pas galvaudé. Partout où c'est possible, il y a un rangement. Celui qui se situe au-dessus du bloc instruments peut accueillir facilement les documents du véhicule, libérant celui de la boîte à gants. Un casier coulissant se trouve sous chaque siège avant, vous pouvez y mettre votre gilet fluo en toute discrétion. Le moins pratique est celui de porte car la forme de moulage impose de "croquer" votre poignet pour y saisir un objet. Un peu gênant
d'autant qu'il est profond. La raison en est qu'il fallait y placer l'airbag latéral qui protégera hanche et côtes en cas d'accident. Ce rangement est l'idéal pour une bouteille de 1/2
litre. Par contre, entre les sièges, le caisson central à volet est une véritable caverne ! Et ce n'est pas fini. Au-dessus de votre tête et alors que vous pouvez admirer le ciel tant à
l'avant qu'à l'arrière, il y a encore le "Modutop". Mais attention, évitez d'y mettre des clés par exemple car celles-ci auront tôt fait de passer par l'une des alvéoles. Cachées par le
pare-soleil, vous comprendrez très vite le "sens" de votre inattention. Gâté à l'avant, chouchouté à l'arrière. Citroën a repris à son compte les trappes dans le plancher. Au nombre de
deux, elles sont d'un apport utile pour les enfants. Ils prendront également plaisir à utiliser la tablette au dos des sièges avant sises au-dessus des poches aumônières. Au total, rien que
ce chapitre représente... 170 litres d'espace de rangement !Une berline On est loin de la connotation d'utilitaire avec un tel tableau de bord. Complet, il fait rapidement oublier le fait que l'on est dans un ludospace. Ce qui saute de suite aux yeux, c'est la qualité des matériaux. Le bloc instrument bien en face des yeux est classique et à aiguilles. Sa lecture est facile et l'on peut bénéficier également de l'affichage auxiliaire digital en son centre de l'ordinateur de bord. Sur le haut du tableau de bord, on retrouve le module d'info de la radio qui, elle, a trouvé place dans la console centrale en compagnie d'un espace de rangement, de la commande de la climatisation et des interrupteurs de dégivrage de pare-brise et de vitesse de soufflerie. Dessous, sur le promontoire qui accueille le levier de vitesse, on trouve les commandes des vitres électrique avant, celui des feux de détresse, du verrouillage et déverrouillage des portes et de l'allume-cigare. C'est digne d'une berline. Ainsi, à la fermeture des portes, les rétroviseurs se rabattent électriquement. Si c'est pas du top, ça ! Le tableau serait idyllique si quelques frustrations ne venaient ternir celui-ci. Ainsi, la commande de radio sous le volant demande une adaptation certaine. Il est facile au début de se mélanger les doigts et changer la fréquence alors que l'on veut mettre l'essuie-glace dont la branche est positionnée légèrement plus haut. De même, il arrive souvent de couper le son alors que l'on veut en modifier le volume. Et tant que l'on est au sujet de l'essuie-glace, on ne peut que déplorer le rythme trop rapide du temporisateur. Le temps de cadence est plus réaliste sur le Némo, autre ludospace de Citroën. Réglable en hauteur et en profondeur, le volant se positionne parfaitement puisque le siège est tout aussi facilement réglable. On est positionné haut, mais
c'est une impression et dûe au simple fait que l'on est bien moins allongé au niveau des jambes que dans une véritable berline et en l'occurrence du C4 Picasso. Un C4 Picasso qui n'a
d'ailleurs que l'avantage de son design, de sa finition et de son positionnement autre pour exister car intrinsèquement, ce Berlingo Multispace est aussi facile que pratique à l'usage. Un
adulte peut ainsi prendre facilement place à l'arrière car l'espace pour les genoux y est de 24,5 cm. Il a de la marge ! La porte coulissante offrant un large accès |
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Minibus "Pallas" Souvenez-vous en 70, des DS et GS Pallas. Ces versions étaient les versions "classe" de l'époque. Elles avaient pour rôle d'apporter confort et luxe dans ces gammes respectives. Je ne vais pas aller aussi loin, mais si on repart de l'origine utilitaire du Berlingo, la similitude de la démarche est dans le ton. On l'a vu ci-dessus, l'équipement et le confort est digne d'une berline, mais à l'usage ? La version ici testée est la 1.6 HDI. Trois puissances sont proposées au catalogue, à savoir 55 kW (75 ch), 66 kW (90 ch) ou 80 kW (110 ch). J'ai "jeté" mon dévolu sur le milieu de gamme; la 1.6 HDI 90 Multispace. Autant vous le dire de suite, vu sa relative jeunesse, 307 km au compteur, je ne me suis cantonner à en user en bon père de famille (voir : Condition de test). Ce n'est qu'au bout de 900 km parcourus que ce Berlingo commençait à se révéler. (Suite...) |
Caractéristiques techniques Moteur Puissance fiscale CV (Belgique) Nombre de cylindres Cylindrée (cm³) Puissance maxi en kW CEE (ch DIN) @ tr./min Couple maxi en mN CEE @ tr./min Transmission Boîte de vitesses Nombre de rapports avant Dimensions Longueur (mm) Empattement (mm) Largeur (mm) Hauteur (mm) Performances (conducteur seul) Vitesse maxi (km/h) 0 - 100 km/h (sec.) Consommation (normes CEE 93/116) Urbaine (L/100 km) Extra-urbaine (L/100 km) Mixte (L/100 km) Emission de CO2 (g/km) |
9 4 1560 66 (90) @ 4000 215 @ 1750 Manuelle 5 4.380 2.728 2.112 1.803 160 16,3 7,0 5,0 5,7 150 |
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Il porte bien son nom
Réglable en hauteur et en profondeur, le volant se positionne parfaitement puisque le siège est tout aussi facilement réglable. On est positionné haut, mais
c'est une impression et dûe au simple fait que l'on est bien moins allongé au niveau des jambes que dans une véritable berline et en l'occurrence du C4 Picasso. Un C4 Picasso qui n'a
d'ailleurs que l'avantage de son design, de sa finition et de son positionnement autre pour exister car intrinsèquement, ce Berlingo Multispace est aussi facile que pratique à l'usage. Un
adulte peut ainsi prendre facilement place à l'arrière car l'espace pour les genoux y est de 24,5 cm. Il a de la marge ! La porte coulissante offrant un large accès