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L'arrivée de la Citroën C5 de seconde génération a d'emblée été saluée par la presse. Et il est vrai qu'elle promettait beaucoup. Elle "transporte" à elle seule la nouvelle physionomie et le nouvel état d'esprit de la marque aux "Chevrons". Pour peu, elle marque un tournant dans l'histoire de son géniteur comme le fit la ZX en son temps. Effectivement, l'une et l'autre auront à leur tour progresser en terme de qualité, de finition. En somme, elles auront su redonner une impulsion salvatrice. Et je peux avouer que depuis que je l'ai vue au Brussels Motor Show en début d'année, il me tardait de l'essayer tant cette C5 était vraiment différente !
Depuis la Renault R16 et son fameux slogan "la 5e porte", ce style est la marque de fabrique des familiales françaises. Se passer du hayon est donc d'une audace incroyable. Chez Citroën, en franchissant le cap, on assume le changement et on s'est donné les moyens.
Le design de la C5 est des plus réussi. Dynamique sans être trop viril, il est porteur d'une image forte auprès du public et de la concurrence. Tant et si bien que 'lon se demande si elle n'aurait pas dû naître sous un autre patronyme. Plus rien à voir avec l'ancienne génération si ce n'est le positionnement commercial et l'architecture mécanique.
Habitacle
La prise en main est facile. Son volant à moyeu fixe n'est pas déroutant du tout. Seul la présence des commandes de l'audio et du régulateur/limiteur de vitesse peut s'avèrer inquiétante, mais à l'usage, on s'y fait bien vite et ce avec un certain naturel. Voilà qui est bien puisque l'on est vraiment bien assis après avoir "grimpé" (voir suspension) dans l'auto. Le siège est accueillant et d'un moelleux surprenant. Les réglages multiples de celui-ci conviendra à toutes personnes et de trouver sa position de conduite. Face à soi, le tableau de bord confirme la qualité perçue. Son design, avec sa casquette d'instrumentations, surprend, mais l'info est là où elle doit être. Si l'affichage compteur est double, il est cependant recommandé de rouler avec l'affichage en digital car la lecture des aiguilles même si elles sont rouges demande plus d'attention de par ses modestes dimensions et ce quelques soit la fonction. Autre regret, le report de la commande des feux de détresse est bien trop dans le clan du passager. Sur la console centrale, la climatisation automatique bi-zones est facilement réglable et des plus efficace. Reste à tourner la clé de contact, de saisir le pommeau de vitesse et d'enclencher la première.
Si ce n'est le claquement du démarrage, le moteur est relativement discret. Pris au sonomètre, la mesure est dans le très bon peloton. le fait d'allumer la radio et de placer le volume sur 5, ce qui est suffisant, ne fait varier la mesure que de 4 db ! Le ton est donné, la C5 fait dans le genre cocoon. Les premiers tours de roues sont donc plus que positifs et une fois pris les généreuses dimensions de celle-ci, je suis près à "tailler" la route car ce n'est pas la longueur qui est le "couac", avec seulement 6 cm de plus la voilà à 4,78 m, mais ce sont les 8 cm de plus en largeur qu'il faut gérer. .
Comportement
Tout d'abord sortir de la ville. La position haute de la C5 due à la suspension "métallique", comprenez amortisseurs classiques, offrent une vision complète vers l'avant. Les deux petites fenêtres sises avant les rétroviseurs permettent de prévoir ce qui pourrait survenir à un croisement. Un plus appréciable car les montants A sont imposants. Tout comme le sont le bas de caisse et le montant B en fait. Eh oui, la C5 c'est du costaud. Pourtant dans ces premiers kilomètres, le poids ne semble pas présent. Avec près de 5.500 kilomètres au compteur, ma C5 en a déjà vu et revu, j'aurai l'avantage de pouvoir vraiment l'exploiter comme un propriétaire.
Hop direction autoroute. Le 2 litres HDi se montre disponible et si je n'en ressent pas le poids de cette C5, cela prouve bien que les 100 kW (136 ch) et le couple de 320 Nm à 2000 tours sont vaillants à la tâche. Il est vrai aussi que la boîte manuelle à 6 rapports aide beaucoup. Me doutant que le dernier rapport doit être surmultiplié, il faut se montrer perspicace est ne pas avoir peur de l'utiliser. Ainsi si le 3e rapport et celui le plus adéquat en usage urbain, la suite est adaptée à la route et plus encore l'autoroute quand on veut dérouler.
Berline agréable et confortable, la C5 confirme. Ses trains roulants sont bien filtrés et c'est par ailleurs ce qui impressionne. Le confort à la "française" est revenu car, si dans l'esprit de tous, la C5 est la rivale des productions germaniques, elle en a le "goût", mais pas la "couleur". Je l'ai déjà et répété, en confort et qualité perçue, elle fait fort. Cependant, sur la route, elle offre un tout autre visage et c'est là qu'elle surprend. La direction à assistance variable est légère. Le ressenti de roulage est moins communicatif, quoique. En fait, une fois hors agglomération, la vitesse venant, on se rend compte du manque de fermeté général de la C5 et alors qu'on la croyait capable de marcher sur les plates bandes des Audi A4, BMW Série 3 et Mercedes Classe C, il nous faut revoir les prétentions et de noter les progrès d'ambiance, mais de constater aussi que les concepteurs de la C5 n'ont pas été jusqu'au bout de leur démarche. Et même de se poser de drôle de question. Cette direction justement semble s'évanouir dès la fin de l'assistance. Elle est pourtant efficace. Le "loup" se trouve en fait dans les silents blocs des coupelles de suspensions. Trop souples, ils transmettent un sentiment de louvoiement assez désagréable. Il n'y a rien de rédhibitoire à cela, c'est simplement déroutant. Difficile de se laisser à une conduite rapide en campagne. Il faut en fait dépasser cet à priori et de placer la C5 sur sa trajectoire et sur ces 225/55 agrémentant les jantes de 17 pouces. Elle s'y inscrit tout en gardant un comportement sous-vireur très caractérisé. Personnellement, je voyais dans cette C5 une nouvelle référence dans la catégorie. Ce seul chapitre vient quelque peu ternir le bilan car sur revêtement asphalté, le silence est d'or alors que les sections en béton se montrent quelque peu plus présents, mais la différence au sonomètre à 120 km/h n'est dans ce cas aussi à peine supérieur de 5 à 6 db. Autre point commun à presque toutes les boîtes à 6 rapports, le dernier est tellement sacrifié sur l'autel de la déesse "Économie" qu'il en devient handicapant dès que le profil de la route s'élève. Vous avez le choix, où vous redescendez un rapport ou vous compensez la perte de vitesse par un pied plus lourd sur l'accélérateur. La consommation instantanée grimpera en flèche, mais au bilan final, la C5 se montre économe.
Bilan
Citroën C5 est une berline agréable. Elle a pour elle un design moderne et dynamique, un confort et une qualité perçue en net progrès. Sur ce plan, elle bouscule les goûts pour les "Teutonnes". Mais à vouloir concilier comportement et moelleux, les concepteurs se sont arrêtés à mi-chemin. Le compromis trouvé est encore trop favorable au confort du séant. Cela ne suffit pas et pour peu que les liaisons au sol (suspensions) soient plus fermes, cette C5 pourrait vraiment tutoyer les cousines germaines. En attendant, apprécions son charme et sa disponibilité.
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Equipements de série
Sécurité
Airbags frontaux adaptatifs conducteur et passager
Aide à la conduite
Volant à moyeu fixe réglable en hauteur et profondeur
Confort
Air conditionné automatique bi-zone + boîte à gants réfrigérée
Multimédia
Radio CD RDS bituner MP3, 6 HP, Prise RCA
Style
Jantes Persique avec pneus 225/55 R17 |
Caractéristiques techniques
Moteur
Puissance fiscale CV (Belgique) 11
Transmission
Boîte de vitesses Manuelle
Longueur (m) 4,779
Performances (conducteur seul)
Vitesse maxi (km/h) 204
Consommation (normes CEE 93/116)
Urbaine (L/100 km) 7,5
Les jantes Persique, tout comme la C5 elle-même, sont très facile à nettoyer. |
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De façon assez incompréhensible, une C5 équipée d'amortisseurs "métaliques" présente un jour plus grand entre la roue et la caisse. Dotée de la
suspension Hydractive III, cet espace disparaît ! |


