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Présentation

    Sepang, circuit accueillant le GP de Malaisie, fêtera en cette édition son dixième anniversaire. A peine 200 mètres plus long que le tracé de Melbourne, celui de Sepang est vraiment très différent et à l'inverse de son homologue australien qui n'est utilisé qu'une fois l'an, il recueille une multitude d'épreuves. De plus, son cadre est 100% "artificiel". En conséquence, la vue sur les 5.543 m est impréssionnante et quasi totale, seules les tribunes situées au centre du circuit masquant quelque peu celle-ci. Il fallait bien mettre les stands quelque part et c'est sous l'un de ces édifices qu'on les retrouve.

    Outre ses caractéristiques physiques, le GP de Malaise se caractérise ausi par une météo alléatoire. La chaleur y est accablante, l'humidité oppressante et les orages fréquents. C'est sous un tel melting pot qui n'amuserait finalement qu'une grenouille de l'IRM (Institut Royal Météorologique) que les pilotes devront couvrir les 56 tours programmés, soit 310,408 km au total. Question chaleur, avec les 37° du week-end dernier, les pilotes ne devraient plus rencontrer trop de problème. Par contre les mécaniques vont à nouveaux souffrir avec un accélérateur à pleine charge sur 63% du tour ! Et les deux droites de près de 800 m chacune ne sont pas là non plus pour amuser la gallerie et les freins qui seront eux déjà bien "préchauffés" par les 4 virages serrés, les autres étant dans l'ensemble rapides à très rapides, promettent de la "castagne" à chacun de ceux-ci. Autant d'occasions de dépassement à ne pas négliger maintenant que tout le monde a compris le maniement d'un accélérateur sans contrôle électronique !

    Les freins sollicités oui, mais bien moins qu'à Melbourne. Ce sont le spneus qui retiendront toute l'attention. L'usure est effectivement plus rapide car les appuis en courbe sont bien plus important. A nouveau, l'adéquation entre le pneu et le plein de carburant y sera prépondérante. La légèreté diminuant la force G et permettant des accélérations plus franches, on devrait assister à certains coups de poker pour ceux qui ne réaliseraient pas les qualifications escomptées. Quoiqu'il en soit, obligé de monter deux gommes différentes en course, on assistera à autant de changement.

    Doublé des McLaren-Mercedes... l'an dernier, Alonso devant Hamilton, 3e place pour Räikkönen et sa Ferrari alors que la pole était revenue à son équipier Felipe Massa, le GP de Malaisie 2008 devrait enfin nous confirmer une certaine hiérarchie.

    On l'a vu à Melbourne, les McLaren-Mercedes sont bien présentes et si Hamilton en est le "chef de file" actuellement, Kovalainen est à la hauteur de son collègue. Le tandem est aussi efficace que l'an dernier, reste à savoir comment cela se gère en coulisse. Fort de son 7e succès, Lewis Hamilton a la faveur des pronostics. Il faudra quand même se garder de mettre Kovalainen en sourdine car il sera le premier à profiter du moindre faux pas. Curieusement, il s'est mis la pression tout seul et a réalisé un GP "moyen" vu sa monture.

    Que va faire BMW Sauber ? Le potentiel étant dévoilé, voilà les pilotes obligés de confirmer et de prouver que leur classement et performance ne sont pas dûes au hasard. Quid de l'ordre surtout car instrinséquement Heidfeld et Kubica sont de même valeur. On ne peut pas encore en dire autant de la paire Rosberg-Nakajima. Pour l'instant, le premier cité à l'avantage, mais que cette Williams FW30 est bien née.

    Le cas Ferrari est atypique. Les essais hivernaux plaident en leur faveur, mais sur le terrain de la compétition, voilà que l'écurie italienne est en-deça de ses prétentions. De plus, une mécanique défaillante à 3 reprises vient encore plus ternir l'image de marque. Et ce n'est qu'une partie des "problèmes" car les deux pilotes sont partis d'eux-même à la faute. Champion sortant, Räikkönen s'est sorti par excès alors que Massa a pêché par optimisme. Du coup, ce sont eux qui sont désormais sous pression !

    Avec une semaine d'interval, il est évident que les écuries ne peuvent apporter toutes les solutions dans leurs bagages. Renault devra ronger son frein en attendant le retour sur le vieux continent et de composer avec une R28 constante dans ses performances, mais à qui, il manque le "chouilla" pour faire la différence. Sauf ici, c'est surtout pour faire la jonction avec le devant de la grille de départ. Alonso reste cependant un sérieux candidat, on l'a bien vu, et porte seul les couleurs de la marque française. La déception vient de son équipier Piquet. Rentrant de plein pied dans un team tout dévoué à son équipier, le jeune fils de champion doit se faire au plus vite un prénom au sein de celui-ci. Il en aura bavé pour son premier week-end 2008, mais si il redresse la barre rapidement, il pourrait... il devrait jouer le même rôle que Kovalainen chez Mc-Laren vis-à-vis d'Alonso et de ses rivaux.

    A peu de chose près, la grille du GP de Malaisie devrait ressembler à celle que l'on vient de connaître. Les Mc-Laren en pointe, suivies d'un quatuor d'écurie telle Ferrari, BMW, Williams et Toyota. Cette dernière ne peut malheureusement compter que sur Trulli car timo Glock a certes la hargne de sa jeunesse, mais il lui faut redécouvrir le tout. Que peut faire Renault dans ce cas, si ce n'est que celui d'espérer une bonne qualif d'Alonso. On l'a vu, en performance pure (aux essais), il est battu. En course... C'est autre chose !

    Complètement faussé par les accidents en cascade, la hiérarchie et le classement de Sepang devrait nous donner un "cliché" plus réaliste de la vraie valeur des forces pour la saison 2008. Départ, dimanche 8h00.

        alias "M.D."
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Tag(s) : • Editorial