Evènement (©Photos Historic Trôs Marets René Dahm IPS) De Tomaso 70P (1965) Oui, on peut vraiment dire que l'édition 2008 du Trôs Marets est bien plus qu'une
résurection, il s'agit vraiment d'une nouvelle page de l'histoire de l'automobile qui vient d'être écrite ce samedi à Beverce, petit village situé prés de Malmedy.Béni des Dieux, René Dahm, l'instigateur de ce pari audacieux, avait la mine aussi rayonnante que la météo ! Si la mise en train fut quelque peu laborieuse, après 25 ans d'inactivité c'est un peu compréhensible, on peut cependant retenir que cela valait vraiment le coup. Un plateau d'un rare qualité aussi hétéroclite que traditionnel. Et si les BMW Série 3, les Opel Kadett GTE, Mini et autres Ford Escort RS faisaient le nombre, il est à noter que de véritables bijoux étaient présents pour cette première. Le public en a eu plein les mirettes et eu même droit à voir passer l'histoire de l'automobile de compétition. Cela commence par une étonnante Cooper de l'époque transitoire F1/F2 de 1953 et qui n'avait en fait pas
été annoncée car c'est une Healey SR Le Mans de 68 qui aurait dû être présente. Un problème mécanique la poussait au forfait, mais le propriétaire fit honneur à l'organisation de remplacer
celle-ci par la Cooper ! Elle avait pour "rivale" une véritable Gordini T16 de F1 apparue un an plus tard. N'ayant plus de contrat avec Simca des suites du quadruple abandon aux 24 Heures
du Mans de 52, Gordini construisit sa propre F1 avant de sceller l'alliance avec Renault en 57. Cette Gordini T16 fût conduite entre autre par Paul Frère, André Pilette, Jean Béhra, mais
aussi... Fangio ! Un bijou qui demandait cependant une procédure spéciale pour son départ et qui nous gratifiait de plus d'une mélodie de bonheur grâce à son 6 cylindres de 215 ch. CG 548 Spider (1970)Autre très grand moment, le départ de la De Tomaso 70P, proto unique de 1965, et dont le borborygme du V8 de 5 litres envoûtait la vallée de Bervece. On n'en finissait pas pour autant de frissoner de l'échine car le son des mécaniques de moindres cylindrées devenait strident avec le passage de la Formule Renault Martini MK15 de Philippe Fusiller, il vient de conquériir le titre en F3 en championnat belge de course de côte, de la Martini MK32 de Damiens venu de Longwy, du proto belge Lebacq DL17 tout de jaune vêtu conduit par Thierry Desmarez, le beau-fils du constructeur, une pièce également unique, et par un étonnant CG 548 Spider, 5 exemplaires au monde, venu de la région parisenne et conduite par Gérard Magro. Soulignons également à juste titre la performance de Yvan Vandeven qui est venu par la route avec son Arnolt Bristol de 1953 avant de monter à trois reprises et s'en retourner comme il était venu. Lebacq DL17 S2000 (1982) Martini Mk15 FRE (1975) Autre époque et surtout autre style avec pas moins de 3 Fiat Abarth Lombardi Grand Prix sur les 100 construites à la fin '60 ! Quand je
vous dis que ce fut de l'exceptionnel...Beau trait d'union entre les époques puisque l'on avait droit à une rare Sunbeam Avenger, bolide qui hantiat les côtes dans les années 70, ainsi qu'encore plus rare en nos contrées, d'une Vauxhall Magnum conduite par Benoît Galle et qui fut pilotée aux 24 H de Francorchamps par Fermine et De Liedekerke. Quelle émotion aussi de voir une Alfa Romeo GT Junior 2 litres conduite par Thierry De Wilde, vainqueur sur le tracé du Trôs Marets en 1973 et
qui reprenait le volant pour la cause !Déjà royal, le plateau se complétait également d'une splendide Lancia Delta Integrale grA en livrée Martini que son pilote propriétaire Harald Wolkener aura mis 4 ans à restaurer ! Autre beauté, la Talbot Sunbeam Lotus aux couleurs usine et référenciée à la gloire de Guy Fréquelin et Jean Todt. Le fin du fin était assuré par la BMW M1 Motorsport ex-Nelson Piquet pilotée par Peter Roellinghof tout récemment auréaulé du titre de Champion de Belgique en CC au volant de sa BMW M3 DTM ! Lancia Delta Integrale GrA Martini (1991) BMW M1 Motorsport ex-Nelson Piquet (1978)Parti d'une feuille blanche, René Dahm a réussit l'incroyable quand on sait que ce n'est qu'en juin qu'il a "construit" son projet. Maintenant, il doit faire face aux envieux, jaloux et autres usurpateurs qui se poussent au portillon pour s'aroger le droit d'organisation sur cette manifestation. Décidément, le monde est tombé bien bas. Positivons... La légende du Trôs Marets est de retour. Quelle première ! |
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