Actualité
On y est ! La discipline que l'on aime ou que l'on déteste, ne laissant pas indifférent toutefois, reprend ce week-end et le grand cirque de la F1 d'aller planter son, ses châpitaux à l'autre bout de la terre, en Australie.
Premier des dix-huit épreuves du calendrier, ce GP d'Australie va enfin confirmer ou infirmer pour certains les chronos hivernaux. Une chose est d'ores et déjà acquise, Ferrari et McLaren seront toujours les écuries de pointe pour la saison. Si pour l'écurie au "Cheval cabré", tout s'est bien passé, dans le clan McLaren-Mercedes, l'affaire de l'espionnage continue à faire des vague en coulisses. Cela se ressent-il en piste ? Il semble que non. La MP4-23 est bien née même si l'on peut dire qu'elle est "un poil" en-deça" de la Ferrari F2008. Pas grand chose, mais suffisament pour donner la valeur d'un pronostic à la faveur des "Rouges" qui ont de plus l'avantage d'avoir reconduit Kimi Räikkönen, champion du monde en titre, et Felipe Massa dans leur rôle de pilote; Badoer assurant les essais de développement comme 3e pilote. Stabilité dans l'écurie malgré les départs de Jean Todt, Ross Brown et Paolo Martinelli, performance sur la piste... Que demander de mieux pour débuter la saison 2008 ? Stefano Domenicali, succédant à Todt, a été à bonne école avec "Napoléon" comme professeur.
Elle fut la 3e force du plateau 2007; l'écurie BMW en fonction de son plan quiquénal se doit cette année de monter le plus souvent possible sur le podium et de décrocher une victoire. Le châssis F1.08 est l'un des plus innovants, surtout au niveau des pontons. Les essais hivernaux n'ont cependant pas confirmé totalement cette audace. Ne me faites pas dire qu'elle est ratée. Les chronos sont là, mais ils ne marquent pas la pogression attendue. A moins que BMW ne cache son jeu. Sur l'ensemble des tests, la F1.08 s'est cependant montrée inconstante au niveau des résultats comme si ils dépendaient des tracés, de la météo. Mais si c'était le cas, Heidfeld et Kubica auront les dents longues. La donne est intéressante car derrière, on se boucule au portillon.
La première a s'engouffrer n'est autre que WIlliams ! Déjà plus performante l'an dernier que la Toyota dont elle en hérite le moteur, la FW30 a étonné durant l'inter-saison en s'octoyant certains chronos intéressants. Gageons que Rosberg et Nakajima sauront saisir les opportunités. Suivent encore les Red Bull, toujours motorisées par Renault et Renault elle-même. Pour Red Bull, l'arrivée de Adrian Newey et de Geoff Willis sont des plus qui se paient mais qui rapportent aussi. La faiblesse de la boîte semble désormais faire partie du passé, ne reste plus qu'à confirmer en conditions réelles ! Coulthard et Webber sont ravis de le savoir et de le faire savoir. Le constructeur français a d'autres chats à fouetter et même si il porte un regard sur la Red Bull, Renault ne jure que par Alonso. Le "fils prodigue" est de retour à la maison, mais est-ce à lui de supporter le poids du couac français de l'an dernier ? Il est vrai qu'il peut apporter son expérience, sa mâturité, mais aussi ses exigences et là, il pourrait être pris à son jeu de "pilote n°1". Un statut que ne peut lui dérober un tout jeune Nelson Piquet Junior. La R28 est bien née également et efface les performances cahotiques de la R27. Le trinôme Renault-Briatore-Alonso sont en obligation de résultats puisque ni victoire, ni pole position ne sont venus étayer le palmarès 2007. C'est donc une année de reconquète dans ce clan.
Reste les cas des Toro Rosso et Toyota. La première est en plein renouvellement. Gerhard Berger en a voulu ainsi et parie sur la jeunesse de Sebastian Vettel et celle de l'expérience de Sébastien Bourdais, quadruple champion en Champ Car. Sacré défi et pari en même temps. Et souvent de courir deux lièvres à la fois, on en rate un ! Le départ est même déjà tronqué puisque l'équipe débutera la saison avec l'ancienne monoplace ! La nouvelle n'est attendue que pour le retour des GP en Europe. Curieusement Toyota est dans le même cas de pilote. Un expérimenté sous la houlette de Jarno Trulli et la jeunesse pour Timo Glock. L'Allemand est de retour après avoir disputé 4 GP en 2004. Quant à l'Italien, avec plus de 180 départs... Mais le problème Toyota n'est pas de la responsabilité des pilotes. Ecurie au plus gros budget, l'écurie est mise sous l'éteignoir du pouvoir décisionaire du QG japonais. Et entre la tête et les jambes, le courant ne passe pas toujours efficacement, pour ne pas dire rarement.
En la matière, Honda est vraiment dans le creux. Une monoplace 2007 ratée et une 2008 qui n'est pas une top F1. L'engagement de Ross Brawn est le bon coup de l'inter-saison, mais voilà... il n'a pas créé la RA-108 ! Il doit composer avec un package livré devant son atelier et autant dire, il n'est pas au bout de ses peines et c'est plus mettre un emplâtre sur une jambe de bois que de naissance proprement dite car les résultats des tests sont, à ce niveau, très moyens. Son bébé ne verra le jour qu'en 2009. Année de transition pour Honda avec des améliorations en cours de celle-ci. Button et Barrichello vont encore déguster en début de saison et ne reflétera certainement la valeur de ces deux pilotes.
Super Aguri nous aura amuser l'an dernier avec ses introductions intempestives là où on ne les attendait pas. Souvent devant Honda ou à jeu égal, l'écurie se débat cependant avec de gros problèmes de budget. Tout se joue en coulisse et l'année débutera avec l'ancienne version à peine améliorée et rebaptisée SA108. Une SA 108 qui avait même été recalée au crash-test F1 ! La critique est amère certes, mais c'est peut-être parce qu'on aime le combat de David contre Goliath. Sutil et Fisichella ont trouvé place dans l'équipe Force india dont ce sera la première année en compétition. Faux, effectivement, sous ce vocable de milliardaire, il y a une ex-Spyker née d'une volonté exacerbée d'un pool hollandais d'être en F1 et de grandir bien plus vite que ce qu'elle pouvait le faire. La chance eut d'avoir le coup d'éclat au Nürburgring sous la pluie en menant la course pendant 3 rondes. Alors Force India aura-t-elle justement la force et la volonté de vivre dans ce milieu impitoyable qu'est la F1 ? Si Mike Gayscone a accepté le challenge, c'est qu'il y a une raison.
Rendez-vous ce week-end pour l'instant de vérité.
alias "M.D."
Photo constructeur
GP d'Australie
Circuit d'Albert Park - Melbourne
Longueur : 5,303 km
Course : 58 tours; 307,574 km
A surveiller :
Usure moyenne des pneus
Freins très sollicités
Moteur : 65% à pleine charge
On y est ! La discipline que l'on aime ou que l'on déteste, ne laissant pas indifférent toutefois, reprend ce week-end et le grand cirque de la F1 d'aller planter son, ses châpitaux à l'autre bout de la terre, en Australie.
Premier des dix-huit épreuves du calendrier, ce GP d'Australie va enfin confirmer ou infirmer pour certains les chronos hivernaux. Une chose est d'ores et déjà acquise, Ferrari et McLaren seront toujours les écuries de pointe pour la saison. Si pour l'écurie au "Cheval cabré", tout s'est bien passé, dans le clan McLaren-Mercedes, l'affaire de l'espionnage continue à faire des vague en coulisses. Cela se ressent-il en piste ? Il semble que non. La MP4-23 est bien née même si l'on peut dire qu'elle est "un poil" en-deça" de la Ferrari F2008. Pas grand chose, mais suffisament pour donner la valeur d'un pronostic à la faveur des "Rouges" qui ont de plus l'avantage d'avoir reconduit Kimi Räikkönen, champion du monde en titre, et Felipe Massa dans leur rôle de pilote; Badoer assurant les essais de développement comme 3e pilote. Stabilité dans l'écurie malgré les départs de Jean Todt, Ross Brown et Paolo Martinelli, performance sur la piste... Que demander de mieux pour débuter la saison 2008 ? Stefano Domenicali, succédant à Todt, a été à bonne école avec "Napoléon" comme professeur.
Elle fut la 3e force du plateau 2007; l'écurie BMW en fonction de son plan quiquénal se doit cette année de monter le plus souvent possible sur le podium et de décrocher une victoire. Le châssis F1.08 est l'un des plus innovants, surtout au niveau des pontons. Les essais hivernaux n'ont cependant pas confirmé totalement cette audace. Ne me faites pas dire qu'elle est ratée. Les chronos sont là, mais ils ne marquent pas la pogression attendue. A moins que BMW ne cache son jeu. Sur l'ensemble des tests, la F1.08 s'est cependant montrée inconstante au niveau des résultats comme si ils dépendaient des tracés, de la météo. Mais si c'était le cas, Heidfeld et Kubica auront les dents longues. La donne est intéressante car derrière, on se boucule au portillon.
La première a s'engouffrer n'est autre que WIlliams ! Déjà plus performante l'an dernier que la Toyota dont elle en hérite le moteur, la FW30 a étonné durant l'inter-saison en s'octoyant certains chronos intéressants. Gageons que Rosberg et Nakajima sauront saisir les opportunités. Suivent encore les Red Bull, toujours motorisées par Renault et Renault elle-même. Pour Red Bull, l'arrivée de Adrian Newey et de Geoff Willis sont des plus qui se paient mais qui rapportent aussi. La faiblesse de la boîte semble désormais faire partie du passé, ne reste plus qu'à confirmer en conditions réelles ! Coulthard et Webber sont ravis de le savoir et de le faire savoir. Le constructeur français a d'autres chats à fouetter et même si il porte un regard sur la Red Bull, Renault ne jure que par Alonso. Le "fils prodigue" est de retour à la maison, mais est-ce à lui de supporter le poids du couac français de l'an dernier ? Il est vrai qu'il peut apporter son expérience, sa mâturité, mais aussi ses exigences et là, il pourrait être pris à son jeu de "pilote n°1". Un statut que ne peut lui dérober un tout jeune Nelson Piquet Junior. La R28 est bien née également et efface les performances cahotiques de la R27. Le trinôme Renault-Briatore-Alonso sont en obligation de résultats puisque ni victoire, ni pole position ne sont venus étayer le palmarès 2007. C'est donc une année de reconquète dans ce clan.
Reste les cas des Toro Rosso et Toyota. La première est en plein renouvellement. Gerhard Berger en a voulu ainsi et parie sur la jeunesse de Sebastian Vettel et celle de l'expérience de Sébastien Bourdais, quadruple champion en Champ Car. Sacré défi et pari en même temps. Et souvent de courir deux lièvres à la fois, on en rate un ! Le départ est même déjà tronqué puisque l'équipe débutera la saison avec l'ancienne monoplace ! La nouvelle n'est attendue que pour le retour des GP en Europe. Curieusement Toyota est dans le même cas de pilote. Un expérimenté sous la houlette de Jarno Trulli et la jeunesse pour Timo Glock. L'Allemand est de retour après avoir disputé 4 GP en 2004. Quant à l'Italien, avec plus de 180 départs... Mais le problème Toyota n'est pas de la responsabilité des pilotes. Ecurie au plus gros budget, l'écurie est mise sous l'éteignoir du pouvoir décisionaire du QG japonais. Et entre la tête et les jambes, le courant ne passe pas toujours efficacement, pour ne pas dire rarement.
En la matière, Honda est vraiment dans le creux. Une monoplace 2007 ratée et une 2008 qui n'est pas une top F1. L'engagement de Ross Brawn est le bon coup de l'inter-saison, mais voilà... il n'a pas créé la RA-108 ! Il doit composer avec un package livré devant son atelier et autant dire, il n'est pas au bout de ses peines et c'est plus mettre un emplâtre sur une jambe de bois que de naissance proprement dite car les résultats des tests sont, à ce niveau, très moyens. Son bébé ne verra le jour qu'en 2009. Année de transition pour Honda avec des améliorations en cours de celle-ci. Button et Barrichello vont encore déguster en début de saison et ne reflétera certainement la valeur de ces deux pilotes.
Super Aguri nous aura amuser l'an dernier avec ses introductions intempestives là où on ne les attendait pas. Souvent devant Honda ou à jeu égal, l'écurie se débat cependant avec de gros problèmes de budget. Tout se joue en coulisse et l'année débutera avec l'ancienne version à peine améliorée et rebaptisée SA108. Une SA 108 qui avait même été recalée au crash-test F1 ! La critique est amère certes, mais c'est peut-être parce qu'on aime le combat de David contre Goliath. Sutil et Fisichella ont trouvé place dans l'équipe Force india dont ce sera la première année en compétition. Faux, effectivement, sous ce vocable de milliardaire, il y a une ex-Spyker née d'une volonté exacerbée d'un pool hollandais d'être en F1 et de grandir bien plus vite que ce qu'elle pouvait le faire. La chance eut d'avoir le coup d'éclat au Nürburgring sous la pluie en menant la course pendant 3 rondes. Alors Force India aura-t-elle justement la force et la volonté de vivre dans ce milieu impitoyable qu'est la F1 ? Si Mike Gayscone a accepté le challenge, c'est qu'il y a une raison.
Rendez-vous ce week-end pour l'instant de vérité.
alias "M.D."
Photo constructeur
GP d'Australie
Circuit d'Albert Park - Melbourne
Longueur : 5,303 km
Course : 58 tours; 307,574 km
A surveiller :
Usure moyenne des pneus
Freins très sollicités
Moteur : 65% à pleine charge
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