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Ce vendredi débute la 6e des 13 manches du championnat du monde des rallyes et dans l’absolu, la seule question est de savoir qui de chez Ford et de chez Citroën sera capable de suivre les Volkswagen et notamment celle de Ogier.

Cela peut paraître réducteur, mais c’est comme ça. D’autant que le team allemand a résolu son problème de frein à main en revenant à un système hydraulique et non plus pneumatique comme à ses débuts. Comme quoi le conventionnel a du bon et que la perte de la victoire au Rallye d’Argentine a enfin servi de leçon car, aussi étonnant que cela puisse être, le constructeur ne semblait pas dans le désir de le changer alors que Latvala en avait déjà été victime lors des rallyes du Portugal et du Mexique. L’engagement de Mikkelsen sur la 3e Polo R WRC n’aura donc pas été vain puisqu’il validait ce système classique.

Si le bulletin actuel plaide largement en la faveur du Français, leader du championnat pilote, le fait d’être plus libre dans sa tête grâce à ce problème en moins, Latvala pourrait enfin se montrer comme son plus sérieux adversaire.

Toutefois, connaissant bien souvent les enjeux et les politiques de 1e et 2e pilotes en coulisse au sein d’un team qui gagne, la réplique se doit de venir des… Difficile de dire en fait qui de Citroën ou de Ford, elle viendra. A tout le moins quel pilote est capable de tenir le rythme.

6.13 Acropolys rally - Digest

ES Nom km
Jour 1 - 31 mai 13
SS1 Kineta - Pissia 47.7
SS2 Kineta 26.05
Jour 2 - 01 juin 13
SS3 Klenia Mycenae 1 17.41
SS4 Ghymno 1 17.61
SS5 Kefalari 1 18.4
SS6 Ziria 1 21.36
SS7 Klenia Mycenae 2 17.41
SS8 Ghymno 2 17.61
SS9 Kefalari 2 18.4
SS10 Ziria 2 21.36
Jour 3 - 02 juin 13
SS11 Pissia 1 11.47
SS12 Loutraki 1 30.14
SS13 Pissia 2 11.47
SS14 Loutraki 2 (Power Stage) 30.14

Les bolides semblent tous à la hauteur de leur prétention. La différence se trouve dans la capacité des pilotes. Tour à tour, les deux marques ont marqué le début de chaque rallye de cette saison. Mais au grand dam de leurs responsables de voir également tous craqués suite à des fautes de conduites, ou à des casses « bénignes » mais qui ont coûté à chaque fois un temps impossible à récupérer. Dans ce dernier cas, la faute en incombe parfois aux ingénieurs et au staff qui valident, certainement à raison suite aux essais, à tort en course, des suspensions ou éléments de suspension finalement trop fragiles. Dès lors, pour suivre les VW, ils sont en sur-pilotage ce qui sous-entend, un potentiel de casse bien plus élevé que la moyenne.

Le constat est cruel ? Non… Réel. Reste qu’en interne et si la valeur des pilotes et équipages se valent, il y a la raison du plus fort, du meilleur qui l’emporte. Chez Citroën, Hirvonen se doit d’être au faîte du combat, mais il est évident que Sordo se doit de répondre aux attentes. Les deux sont dans l’ombre de Loeb qui, en signant 2 victoires et une 2e place pour son calendrier WRC 2013 a mis ceux-ci sous pression.

Chez Ford, le cas est similaire sur le fond, différent dans la forme. En engageant Øtsberg, Neuville et Novikov, Al-Attiyah dans une moindre mesure, le team a fière allure. De belles pointures comme on dit, mais qui sont victimes de leurs excès. Sorties de route à répétition, casses mécaniques qui le sont tout autant et égocentrisme de la réussite poussée parfois à son paroxysme… Le cocktail est aussi détonnant que difficile à gérer. Qui arrivera enfin parmi les « sprinteurs » de chez Ford à faire preuve de constance à un tel niveau ?

Réponse dimanche… Au crépuscule des dieux, mais en WRC, il n’y en aura qu’un. (photos Qatar-M-Sport / Volkswagen Motorsport / Citroën Racing)

WRC-Grèce : le crépuscule des dieux
WRC-Grèce : le crépuscule des dieux
Tag(s) : • WRC