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Renault lève le voile sur Twin’Run

Ou le retour vers le futur

L’occasion était trop belle pour Renault que de rater le Grand Prix de Monaco pour la présentation de sa future citadine !

Eh oui, sous ces atours et contenu de sportif, Twin’Run préfigure dans ses grandes lignes ce que sera celle qui devrait envahir nos rues prochainement. Ce concept-car s’inscrit dans une suite logique de Twin’Z qui nous avait déjà titillé sur le sujet et tint à peu près le même langage. Il est vrai que les deux ont en commun la position de la motorisation, à l’arrière et donc une propulsion, et à peu de chose près la longueur puisque Twin’Run est 3 cm plus long. Et avec ses 3,69 m, il est même de 1 cm plus long que l’actuelle Twingo !

« Twin’Run est un cocktail d’énergie, de passion et de sportivité. Il ravive le souvenir des véhicules emblématiques du sport automobile de la marque. Après son jumeau Twin’Z, concept-car urbain chic, Twin’Run montre que la personnalisation est au cœur de notre stratégie. »

Laurens van den Acker, Directeur du Design Industriel Renault

Twin… Twin… Go ! Serait-on tenté de dire. Franchement ? Sais pas, restons les pieds sur terre car Renault fait tellement référence à R5, même le numéro sur les portes l’incite, que l’on peut s’attendre à tout.

Par contre, il est logique de ne garder de Twin’Run que l’esprit sport qui s’en dégage car pour ce qui est de la suite, c’est une véritable voiture de course et pas pour faire celle du week-end au supermarché que nous a mis en piste le constructeur français.

Le châssis est fait de tubes, plaques, et recouvert d’une carrosserie en matériau composite fibre de verre-polyester dont le design dévoile certains traits ou éléments de son futur. Elle intègre aussi des habillages tissu-carbone noyés dans la masse, utilisés pour la lame avant, le pavillon, le diffuseur arrière et les arches de roues.

Dans ses entrailles, on retrouve le V6 3.5 qui équipe déjà l’Espace et les Laguna et Latitude. Dans sa version de base car c’est la compétition a pris le pas et de revoir surgir et rugir celui, utilisé notamment sur Mégane Trophy. Disposé longitudinalement en position centrale arrière, il délivre une puissance de 235 kW (320 ch) à 6800 tr/mn et un couple de 380 Nm à 4.850 tr/mn. Il est secondé par une boîte de vitesses SADEV séquentielle à 6 rapports équipée d’un différentiel autobloquant à glissement limité, favorisant l’inscription et la motricité de Twin’Run en courbe. L’embrayage bi-disque métallique est directement issu de la compétition.

Vu la position du moteur, les entrées d’air d’admission sont positionnées au niveau des passages de roues arrière et voit l’air chaud évacué par les extracteurs d’air situés dans les custodes arrière. Le système de refroidissement a fait l’objet d’un traitement spécifique avec des conduits en aluminium poli intégrés de manière visible dans le plancher de l’habitacle. Le moteur est séparé du poste de conduite par une vitre en plexiglas.

Afin d’assurer une bonne répartition des masses, 57% sur l’avant et 43% sur l’arrière, un certain nombre d’éléments ont été implantés sous le capot avant tels que le réservoir de carburant, la batterie, le radiateur et le système d’assistance hydraulique.

L’architecture bi-corps de Twin’Run générant de la portance à haute vitesse, l’aérodynamique a fait l’objet d’un soin particulier avec l’intégration d’un diffuseur canalisant le flux d’air sous la voiture et d’un aileron fixe ajoutant de l’appui aérodynamique à haute vitesse.

Concept mais très abouti. Sa conception et réalisation a été faite de concert avec la société Tork Engineering / Poclain Véhicules, spécialiste de la préparation des châssis pour la compétition automobile et qui a à son actif la Mégane V6 Trophy, mais aussi la Dacia Lodgy du Trophée Andros.

L’expérience de la course se retrouve dans les liaisons au sol, assurées par des trains avant et arrière munis de suspensions à double-triangles en aluminium de qualité aéronautique à pivots indépendants. De la haute couture presque puisque ceux-ci sont taillés dans la masse. Pour la filtration et le maintien, le rôle est assuré par des ressort-amortisseurs OHLINS. Enfin, les trains reçoivent une barre anti-roulis de 22 mm à l’avant et de 25 à l’arrière.

Les jantes alu à fixation via un écrou central sont démontables en 3 parties et chaussées de pneumatiques 18 pouces Michelin. (source / photos Renault)

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Tag(s) : • Renault • Concept car