Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Dans le segment premium, il est une tendance à investir sur un break plutôt qu'une berline. La raison est simple : une meilleure cote de revente.

Parmi les tops de la catégorie, la BMW Série 3 fait référence. Non seulement de par son style, mais surtout par une mécanique aussi performante que sobre. Elle est même la meilleure de sa catégorie. Auto-infocenter a pu profiter d'un essai flash, c'est-à-dire d'une demi-journée pour s'en faire une idée.

hebergeur d'image

Dans l'ensemble, elle est fidèle à la ligne de la marque. Un style dynamique, des proportions somme toute généreuses, elle l'est bien dans la tendance et afin de revendiquer son statut car cette nouveauté s'allonge de près de 10 cm dont 5 profite à l'empattement et donc aux passagers, mais aussi à l'espace de chargement. Ainsi repensée, la 318d Touring est reine avec un minimum de 495 litres, soit 35 de plus que l'ancienne génération. Avantage de sa modularité, la banquette arrière est fractionnable dans un rapport de 40/20/40, il atteint progressivement le volume total de 1.500 litres selon les configurations !

hebergeur d'image

hebergeur d'imagePratique aussi, il se dote également d'œillets de fixation, de filet anti-intrusion, d'un cache-bagage, le tout pouvant se ranger dans le sous-plancher. Ni vu, ni connu, mais toujours à portée de main. La vitre s'ouvrant indépendamment du hayon, cela facilite le chargement rapide et discret de certains objets ou équipements. Afin de préserver l'état de votre voiture, il est également possible de calibrer la hauteur d'ouverture. Plus question de faire des bosses en touchant le plafond du garage ou une poutre dans un parking souterrain. Que dire de l'ouverture assistée du hayon avec le pied (option). Génial, surtout si vous avez les bras chargés et la clé dans la poche. Tout aussi pratique et de série, la fermeture motorisée de celui-ci.

BMW se met à la page aussi au niveau équipement. Si on y trouve toute la panoplie sécuritaire, c'est surtout au niveau de la communication que le progrès est bien présent. Pensez donc : avec le système de navigation et multimédia, on est dans le monde du travail, de la rentabilité. Quoi de plus simple en effet que de recevoir un courriel afin de programmer un déplacement chez un client, de compléter une commande pour assurer une livraison au top... Véritable voiture-bureau, la Série 3 Touring va ravir à coup sûr les responsables fleet.

hebergeur d'image

Sous le capot, le 2 l turbo Diesel affiche allègrement ses 100 kW (136 ch) à 4.000 tr/min et développe un couple de 320 Nm disponible entre 1.750-2.750 tr/min. Pas besoin de le fouetter  pour en profiter. La transmission aux roues arrière se fait via une boîte manuelle à 6 rapports, voire 8 si vous optez pour l'automatique. La combinaison est certes un peu longue, d'où une petite frustration en terme de conduite sportive, mais question budget carburant, la 318d Touring est un chameau et ce, chose étonnante confirmant bien les avancées technologiques en la matière (répond aux futures normes Euro 6, stop & start de série, fonction Brake Energy Regeneration qui permet de recharger la batterie lors des freinages ou dès que le conducteur lève le pied et Mode ECO PRO qui en gérant la climatisation, le chauffage et l'instant de passage de rapport de vitesse permet une économie de 20% de carburant - selon étude interne BMW), boîte manuelle et auto font presque jeu égal. Avec respectivement 4,7 et 4,5 en consommation mixte soit un taux d'émission de CO2 de 119 et 123 g/km. Pour être plus pragmatique, cela donne une autonomie globale proche des 1.200 km.

L'essai était bien trop bref que pour en comprendre l'emploi mais une chose est sûre, elle est bien sur ses suspensions la rendant ainsi confortable et agréable à rouler. Une dévoreuse de bitume, mais qui demande une certaine habitude. En effet, si dans l'ensemble, il y a de quoi être plus que satisfait, on ne peut que regretter l'assistance de la direction à vitesse rapide. On ne ressent que trop peu l'état de la route. Le retour d'information est bien trop léger et cela met mal à l'aise. Pourtant, une fois que vous vous fait fi de cette apréhension, c'est en toute confiance que vous pouvez soutenir un rythme rapide. Pas de course, la 318d n'est pas faite pour ça. Il suffit de lui faire confiance et d'exploiter à sa juste valeur ce qu'elle vous offre.

Testée en version à boîte automatique à 8 rapports, on sait déjà que ce sera tout profit pour la consommation. Un bien pour un mal car, en circulation urbaine, on se trouve parfois entre deux rapports. Trop juste que pour passer au rapport supérieur, le moteur se fait quelque peu entendre. C'est dommage. Quant aux derniers rapports, ils sont longs, longs, longs. Certes, ils lui confèrent un appétit d'oiseau, mais aussi un manque de dynamisme. Comme quoi, il ne faut pas confondre rapidité et sportivité... même chez BMW.

Que peut-on regretter ? Comme d'habitude, la trop longue liste d'option et combinaisons qu'elle impose. La BMW 318d Touring est un outil de travail qui n'en a pas les apparences, fait de classe et volupté. (photos Patrick Hayot - Auto-infocenter)

BMW 318d Touring : € 32.900,00 TVAC

Tag(s) : • Essai • BMW