Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

La vie est parfois injuste, cruelle... Je viens de vivre mes 15 plus mauvais jours de ma vie avec le décès d'Eric Palante.

Et ce n'est pas fini.

Mais il faut que je me reprenne. Et si je le tente aujourd'hui comme je l'ai tenté avec les articles du WRC, de revenir à la rédaction, je me promets d'avancer car je vais m'exprimer pour la première fois sur le sujet... Et ce de façon personnelle et qui n'engagera que mes dires. Elle est faite indépendamment de Monique, son épouse, de ses 5 enfants, de ses proches, de ses amis.

Je n'entre dans aucuns détails quant aux circonstances du décès d'Eric, mais en décollant ce label qui a fait de moi son attaché de presse, ce que j'ai apprécié à sa juste valeur durant 3 ans, je m'autorise à "vider" partiellement mon sac. Surtout de me faire entendre auprès des organisateurs... ou pas. M'en moque en fait, mais je ne peux plus me taire et la communication va être simple, à l'image de celle qu'ils n'ont pas eu le courage d'engager en réponse à mes deux mails du 10 janvier 2014.

Elle est la suivante :

Désormais, j'ose espérer que chaque matin que vous vivez, que lorsque vous vous regardez dans la glace de votre salle de bain, dans le miroir dans votre salon ou hall d'entrée, dans votre rétroviseur, dans chaque reflet d'une vitrine, vous ayez le courage et la force de vous regardez tel que vous êtes et non ce que vous croyez être. De vous assumer et d'assumer ce qui s'est passé, ce qui a été fait et ce qui n'a pas été fait.

Je ne vous juge pas, je ne vous comprends pas, je ne vous excuse pas.

Et si je m'exprime aujourd'hui c'est pour que cela n'arrive pas à d'autres "poireaux", vous savez ces "sans grades" qui se sacrifient durant un an pour venir vivre leur rêve au Dakar et... non y mourir.

Vous avez voulu un Dakar 2014 plus dur que jamais, vous vous en êtes targués lors des interviews, sur votre site... Vous en êtes fiers maintenant ?

Si vous êtes un temps soit peu humain, alors respectez le souhait de bien de ses amis de par le monde qui est de ne plus jamais attribuer le 122. Osez l'annoncer de façon officielle.

Cela ne fera pas revenir Eric, je sais. Mais cela calmera peut-être ma douleur de sa disparition, amadouera ma rage qui gronde.

Vous avez perdu un concurrent, le 122... Moi, j'ai perdu un ami, Eric !

Patrick Hayot

Lettre ouverte à A.S.O.
Tag(s) : • Actualité