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Si l'avenir passe par la voiture électrique, alors l'avenir est déjà là avec la Tesla S. Berline américaine de près de 5 m de long, à 3 cm près, pour 1,97 de large et 1,44 de haut, elle se caractérise par le fait que son plancher plat est composé du pack batterie (2 en fait). Très bien pensé puisque le centre de gravité est donc au plus bas et qu'il permet de dégager de la place et de l'espace à suffisance. C'est d'ailleurs est des points les plus remarquables de cette auto. Très accueillante, 5 personnes y sont à l'aise, elle peut même en prendre 2 de plus grâce à la banquette située dans le coffre. Les enfants sont au paradis de leurs sensations et émotions. Rodolfo et Matisse (voir photo) en prenant place ont démontré à suffisance la facilité d'embarquement, le dégagement de la place, même si une fois le hayon fermé... l'impression est tout autre. Étonnante, il faudra surtout s'y habituer. Ceci dit, la conception de la S permet d'y être vraiment assis et ce sans avoir les genoux dans le menton. Merci à ces deux enfants de la démo.

De la place dans l'habitacle, dans le coffre et... même à l'avant puisque le moteur se trouve juste au dessus du train arrière. Un volume intéressant de 150 litres se cache sous le capot avant, ce qui s'ajoute aux 744,7 litres (pour être précis, c'est précis !) en configuration normale et qui atteint son maximum à 1.645,2 litres, une fois la banquette arrière fractionnée 60/40 totalement rabattue. Un volume de break en somme !

Tesla S, c'est comme si vous aviez pensé et construit la voiture à l'envers. Le moteur à induction AC à quatre pôles, trois phases, et muni d'un rotor en cuivre est de taille réduite. Situé au-dessus du train arrière, propulsion donc, il se compose des périphériques que sont l'ondulateur de puissance avec mécanisme d'entraînement à fréquence variable et système de freinage dôté d'un système de récupération d'énergie cinétique et la batterie. Autant le moteur est petit par la taille, autant il permet en fonction de la capacité des 2 batteries de fournir les puissances plus que respectables de 225 kW (306 ch) avec le pack 60 kWh ou de 270 kW (367 ch) avec le pack 85 kWh. Elle se permet ainsi de donner la leçon à ses rivales thermiques en passant de 0-100 km/h en 6.2 s pour la première (60), en 5,6 pour la seconde (85). Voire même 4,4 pour la 85 P (P comme Performance) qui fort de ses 310 kW (421 ch) se prend pour une GT.

La comparaison, selon la norme NEDC (cycle de conduite automobile conçu pour imiter de façon reproductible les conditions rencontrées sur les routes européennes) donne une autonomie respectivement de 390 km et 502 km. Sur le domaine du full électrique, elle n'a donc aucune rivale !

La déception, toute relative puisque la vitesse est limitée, vient de la vitesse de pointe qui varie de 190 à 210 km/h. Eh oui, on en revient au désavantage du principe : les batteries. Avec un poids de 1 tonne, vous avez bien lu, elles représentent 49% du poids de cette berline. Avouant les 2,1 tonne au total, elle ne doit donc ses chronos qu'à la valeur généreuse d'un couple disponible immédiatement et intégralement de 0 à 5.900 tr/min. 440 Nm pour la 60 et 600 pour 85. Que la force soit avec toi !

On vous en promet l'essai très bientôt, mais sachez déjà que la problématique vient du manque de réseau de recharge. Tesla S a les qualités d'une grande berline, mais son temps de recharge est grandement dépendant de son type d'alimentation de recharge. Avec un "supercharger" (triphasé 400V-16A), le temps est des plus réduits puisqu'il se situe à... 9 heures ! En précisant bien qu'il s'agit alors d'une recharge maximale. En se contentant d'une prise 220V et 32A, le temps est de 14 h. Toujours sous cette même tension, mais à 16A, on en est à... 29 h. Encore faut-il investir pour ces dernières car à l'aide de votre prise murale actuelle 220V-13A, vous mettrez, pour une recharge complète, 36h30. Toutes ces données sont celles de Tesla (http://www.teslamotors.com/fr_BE/charging#/calculator).

Alors et afin de rester objectif, il est certain que personne n'attendra la panne sèche pour recharger. Et si Tesla tient compte d'une moyenne de 50 km parcouru au quotidien, les valeurs chutent bien évidemment. Respectivement selon les types de charges pré-citées, il ne faut plus que 53 minutes, 1h24 et 3h39. Le constructeur a bien prévu encore une autre alternative avec un adaptateur à 16A. Et si pour cette autonomie, le temps est de 2h54, il faut savoir que ce type de prise est valable via l’adaptateur standard appliqué au Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne, en Suisse, Autriche, Suède, Danemark, Finlande, Italie et Europe de l’Est. La France se la jouant seule, les vacances vont être pénibles ! Heureusement, c'est grâce à un concurrent, Nissan pour sa Leaf entre autre, qu'il est possible de s'approvisionner dans l'Hexagone car les bornes sont adaptées à tous types de branchement.

Succès de curiosité donc à Bruxelles, c'est indéniable, mais le discours se voulait rassurant avec l'annonce de la construction de deux emplacement en Belgique qui seraient situés aux croisements de la E17/E403 aux environs de Courtrait et de la E411/E42 près de Namur (Daussoulx). En attendant le Belge qui veut profiter du supercharger, doit monter aux Pays-Bas (Oosterhout / Breda ou Zevenaar - au nord-est de Nijmegen).

A € 66.200, la version d'entrée (60 kWh), il y a de quoi réfléchir. Pourtant à la longue, Tesla Belgique développe un calculateur pour démontrer le bien fondé de sa technologie, la S est bien plus avantageuse qu'un modèle thermique. quoiqu'il en soit, Tesla fait fort et espérons que les promesses soient tenues. en attendant, la voilà sélectionnée pour être "Voiture de l'année".

Bruxelles : Tesla S, succès... de curiosité
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