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Le rendez-vous à Sainte Dévote n'aura même pas eu lieu puisqu'après 50 m, Grosjean et sa Lotus, lors d'une séance
d'intimidation pour garder sa place, est venu se frotter à Massa avant de se rabattre à gauche et d'y trouver un certain Schumacher. Le contact est rude et le Français part à l'équerre
alors que les 3/4 du peloton sont encore derrière lui. C'est donc une chance incroyable que seul Kobayashi, qui ne lui avait pourtant rien demander, ne se fasse taper à la roue arrière
droite. Grosjean out, Kobayashi itou et Schumacher touché, mais pas coulé, voilà qui commence bien mal et que cette course sera celle par élimination.
Et ce n'est pas Maldonado qui dira le contraire. Au faîte de sa gloire, il y a 15 jours grâce à sa victoire, le
voilà déjà obliger de regarder sa Williams s'élever dans les airs grâce au câble de la grue. Une pendaison en bonne et dûe forme qui aura le don de faire sortir la safety car alors que
les pilotes n'entament que leur 2e des 78 tours.
De quoi nous permettre aussi de voir enfin la vraie physionomie de la course s'installer et de constater qu'en
fait, ceux dont on cgraignait un départ raté ou trop lent, étaient de fait toujours en excellente position. Webber et Rosberg ont réussit le départ parfait. Hamilton, égal à lui-même,
pointe alors 3e juste devant les deux Ferrari de alonso et Massa. Le clash du départ aura finalement profité à un seul homme : Vettel.
Räikkönen est dans ses basques et pointe à une raisonnable 7e place, juste devant le survivant du déparet : Michael
Schumacher.
À la relance, au 4e tour, c'est ok pour tout le monde et le petit train s'est rapidement formé. S'en suivront
quelques petites incartades en fond de peloton, notamment Perez, et il faudra attendre le 18e tour pour assister à l'abandon de Petrov.
Vergne est le premier à effectuer 1e passage au stand alors qu'en piste, l'avance de Webber augmente de plus en
plus rapidement alors qu'elle était presque stabilisée à 1,4 s. Rosberg se doit de surveiller l'usure de ses pneus. Il n'est pas le seul qui commence à sentir cet effet et si Alonso
s'approche du pilote Mercedes, un peu plus loin, c'est Schumacher qui résorbe rapidement son retard sur Räikkönen. les pneus de la Lotus perdent de leur efficacité à coup de seconde
et « Iceman » fait bouchon.
Que faire puisqu'au 27e tour, la Direction de course annonce la pluie et du coup, les pilotes tentent de rester
encore plus longtemps en piste. tout ça pour ne changer qu'une fois de gomme en mettant, si le cas l'exige, les pneus pluie.
En attendant, derrière la Lotus, cela se regroupe et de voir Hulkenberg, Senna et di Resta revenir au contact.
Schumacher ne s'en laisse pas compter, tente, mais le dépassement à la chicane après le tunnel est bien trop risqué. Pourtant, c'est pratiquement le seul endroit possible. Les ratés à cet
endroit seront d'ailleurs nombreux.
Et alors que Alonso est prêt à attaquer Hamilton, Rosberg est le premier des gros bras à rentrer. On est au 28e t
et là, ça va aller très vite et les arrêts se succèdent... Sauf pour Vettel qui est parti en pneus super tendres et de tenir la distance. Il aligne des chronos très rapides, fait le trou,
occupe un bon moment la tête de la course à la suite de Massa.
La bonne opération est pour Alonso qui dépasse, grâce au changement de pneus, Hamilton. Il ne sera plus possible à
ce dernier de passer devant.
Räikkönen qui est enfin bien chaussé tente de se débarrasser de Hulkenberg, mais il est à deux doigts de
s'accrocher avec Perez qui décide de prendre la voie des stands au tout dernier moment. Pas d'accrochage, heureusement, mais en attendant Hulkenberg en profite et passe de l'autre côté.
Pour cette manoeuvre presque incosidérée, Perez écopera d'un drvie throught qu'il fera au 39e t.
C'est à ce moment que la pluie tombe de façon très sporadique dans le port, alors que Button vient justement de
repasser au stand et de se retrouver derrière Kovalainen. Il sera rejoint par Ricciardo qui, rentré au 41e tour pour son premier changement de pneus, resort juste derrière le pilote
McLaren.
Alonso fait le forcing pour revenir sur Rosberg alors qu'au 46e t, Vettel rentre enfin pour son changement de pneus
et de revenir en piste devant Hamilton. Webber reprend sa place de leader au 47e tour
Le rythme est rapide, mais l'Australien n'arrive pas à se détacher. Que du contraire, la fin de course est
palpitante et on retrouve les 6 premiers réunis en 3 s !
L'incident au 54e tour, drapeau jaune au poste 14 car Timo Glock a arraché un flap complet de son aileron avant, ne
perturbe pas le final de ce Grand Prix. Les freinages se font plus approximatifs et les velutes de fumée s'échappent souvent des roues avant lors des freinages appuyés, mais le principal
évènement de fin de course est de voir, après un de ceux-ci, Schumacher d'être au ralenti et de se se faire passer par Vergne pour la 7e place. L'allemand poursuit et 2 tours plus tard,
ce sont les deux Force India qui le déposent devant les stands, manque flagrant de vitesse de pointe, Il finira par jeter le gant au 65e tour. Il sera imité de peu par Ricciardo alors que
l'on est à 10 tours de l'arrivée.
Alors 7e, Vergne rentre et met les intermédiaires au 71e tours. Coup de poker qui le fait retomber à la 11e place
et même de finir encore une place plus loin car la pluie annoncée n'a été qu'un épisode de 10 litres à peine. Le Français a perdu tout le bénéfice d'une belle course.
Et on n'est pas au bout de notre surprise car Button en attaquant Kovailanen part en toupie à la piscine, Touchant
un vibreur, sa monoplace a mal accepté le traitement et il abandonne. Alors que, à nouveau, Perez et Kovalainen se touchent à la sortie du tunnel pour passer la chicane. Finalement Perez
arrivera à ses fins et le passe.
La fin du Grand Prix sera aussi haletant que insipide et de voir les 6 premiers filer dans l'ordre vers l'arrivée.
Webber signe ainsi une seconde victoire à Monaco, il écrit aussi une nouvelle page de la F1 car voilà le 6e vainqueur différent en autant de Grand Prix, du jamais vu dans la
discipline.
Les Lotus ayant raté leur rendez-vous, on peut s'attendre dans 15 jours au Canada à une fameuse chasse à la pole
entre celles-ci et les Mercedes et en outsider... une Williams. Red Bull, McLaren et Ferrari n'ont qu'à bien se tenir.
Résultat course (source formula1.com)
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